leblogdeMonsieurDupont

Psyko-Land

Mardi 13 janvier 2009 à 0:54

 

 

 
   Un seul être vous manque et... c'est quoi déjà la fin ? Le monde s'écroule autour de vous ? Plus rien n'a de saveur ? Quelque chose de cet ordre là en tout cas.

     Plus qu'un simple coup de déprime, comme il en arrive de temps en temps à tout le monde, je crois bien qu'un doc' compétent dirait de moi que j'entre en dépression. Niveau maladif quoi. Psy conseillé, une à deux fois par semaine pour commencer, puis  la dose serait vite augmentée à trois fois, devant l'ampleur du chantier. Le tout saupoudré d'un traitement médicamenteux adapté, censé te mettre Knock-Out pour pas trop penser, mais qui en réalité te fait planer sombrement dans tes doutes les plus profonds et rend ton âme aussi colorée que la noirceur d'une nappe de pétrole sur l'Atlantique, le psy jouant dans cette pièce le rôle de l'Ericka. Le tout te poussant évidemment au suicide, sans trop bien avoir compris pourquoi, sans trop avoir identifié les raisons d'un tel acte, mais peut-être justement parce que ne comprenant plus rien. N'ayant juste plus envie d'essayer rien du tout. Pas juste, ne pas essayer de retrouver le Bonheur, l'Amour, ou tout autre grande invention d'humanité pour se tromper et se donner un but dans la vie. Pas juste, n'ayant plus envie de chercher une quelconque notion abstraite imaginaire tirée de l'inconscient collectif, et n'existant que parce qu'on leur a donné une existence, mais tirées de nulle part en réalité. Pas juste n'ayant plus envie de tout ça. Mais n'ayant carrément plus envie tout court. N'ayant carrément plus d'instinct d'autoconservation. N'ayant plus d'âme ni d'instinct finalement. Le légume.

     Finalement, même plus envie de se suicider, ça nécessite trop d'efforts de réflexion, un bilan, un point de vue, etc. Plutôt se laisser mourrir, mais sans s'en rendre compte. Ne plus exister en tant qu'homme avant de ne plus exister physiquement. Une mort cérébrale lente avant la mort des chairs. Puisque finalement on arrive tous au même endroit, dans la fosse, pourquoi prendre le départ de cette course absurde ? Tout ça ne sert à rien. Rien ne sert à rien.

     J'me sens affreusement seul. Pas juste abandonné, mais repoussé en plus. Genre tu ouvres les bras pour un câlin, et non content de te faire esquiver (en ayant des raisons valables en général :s), tu te prends un coup de pompe dans la gueule pour t'apprendre à vivre (ce qui est moins justifié à mes yeux). Super, ça fait plaisir. Tu te sens déjà pas très humain à la base, pas très philantrope, cynique mais en voie d'insertion, ... et on fait tout pour que tu restes un monstre. Super.
     N'empêche que la Bête elle redevient un humain pour pouvoir s'intégrer à la fin, dans le conte, c'est obligatoire. Z'avez prévu le coup les auteurs, on peut pas rester replié sur son monde fait uniquement d'Amour, il y a le reste des gens à côté. N'empêche que j'ai l'impression d'être une bête à qui on refuse d'être un humain pour s'intégrer, alors que mon âme est peut-être pas si dégueulasse que ça au fond. Peut-être. 

     En attendant, vous étonnez pas si je vous mords quand vous me tendez la main, si la dernière fois que vous l'avez fait c'était pour me rouer de coups.

 


 

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